Un groupe de travail de la Fondation Internet Nouvelle Génération

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Ce groupe a terminé ses travaux - Il s'agit d'un site d'archive

retrouvez les synthèses des différents aspects qui favorisent l'Intelligence Collective

et le questionnaire "comprendre par vous même ce qui se passe dans un groupe"

1ère revue du texte sur les observateurs

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Les différents mails et commentaires

[1] Objectif de la proposition d'interface

  • François Madre : intéressant, toutefois j'ai l'impression que ma proposition d'interface est perçue (présentée, en tous cas) comme ayant la finalité de mettre en évidence les lurkers et ceci afin d'éventuellement les impliquer ce n'était pas son objet, je dirais même que ce serait l'inverse, je m'amusais de l'idée que les parleurs seraient enfouis derrière l'accumulation de leur parole sur laquelle il y autant à dire, voire la même chose, que sur l'absence de parole des lurkers

[2] le terme "passagers clandestins"

  • François Madre : je n'aime pas trop le terme passager clandestin car il me fait venir à l'esprit des images de cargo avec des types entassés dans la soute, à l'affut et vivant dans l'incertitude et le risque pour leur vie
    • Fabien Lair : Je suis assez d'accord: comme je l'ai déjà évoqué, j'ai beaucoup de mal avec le terme de "passager clandestin" extrêmement connoté, comme d'ailleurs ceux de reluqueur, voyeur, "lurker",... mais au moins ce dernier terme en anglais est-il désormais clairement situé dans le lexique de l'internet. Et pourquoi pas "observateur" ? Colistier silencieux ?
    • Antoine Christen : d'accord sur le fait que "clandestin" n'est pas un terme adéquat sans pour autant avoir une idée de remplacement... "adhérents passifs", "majorité silencieuse" ?
    • Emilie Marquois-Ogez : Le terme "observateur" me paraît plus adapté. J'aime bien aussi les expressions "membre périphérique" et "membre silencieux". A voir donc.
  • Jean-Michel Cornu :Pour le terme "passager clancestin" il devient clair qu'il faut le changer (même si il faut toujours faire une référence dans la définition. Les termes proposés : Observateur, colistier silencieux, adhérent passif, majorité silencieuse, membre périphérique.
    "Observateur" proposé par Fabien et Emilie me semble suffisamment général pour englober les différents cas (groupes physiques, listes...). S'il n'y a pas d'autres suggestions, je ferai la modification dans tout le document (et dans le titre).

[3]Limitation aux groupes de discussion ?

  • Antoine Christen : Pour éviter toute ambiguïté, je trouve qu'il faudrait en tout cas préciser dans le titre "...dans les groupes de discussions" :-)
    • Fabien Lair :  Bref, il me semble que pour rendre notre propos réellement pertinent, il va falloir que nous défissions davantage le "cadre" de notre réflexion. La proposition d'Antoine de limiter l'article *aux groupes de discussion* me semble bien aller déjà dans ce sens

      • Jean-Michel Cornu : Oui tout à fait d'accord pour mieux dfinir le cadre et préciser ce qui amène les chiffres ou ne pas les mettre. Par contre ce serait dommage de limiter le texte "aux groupes de discussion" car ce qui y est dit s'applique également aux groupes physiques (on peut par contre si on précise des chiffres les mettre comme exemple : 80 % pour la liste untel, X % pour le groupe truc qui sont considérés comme actifs...)

[4]Autres motivations de ne pas participer

  • François Madre : il m'est venu hier l'idée que les lurkers sont peut etre aussi, en plus des motivations cités sur la page, des personnes qui ont des difficultés à s'exprimer soit par le medium messagerie, soit au rythme imposé par les autres et que, c'est un autre cas, il se pourrait qu'ils ne soient pas d'accord avec ce qui est globalement exprimé, or plus de personnes ont des facilités à exprimer leur acquiescement que leur opposition je crois.
    • Alpha DIALLO : J'apprécie beaucoup ces remarques concernant les "participants non-actifs" dont je suis, et je me permet de m'y joindre.
    • Emilie Marquois-Ogez : Je trouve aussi que c'est une remarque intéressante. Sur ce sujet, j'ai entendu parler d'études sociologique qui ont mis en évidence que certaines personnes avaient plus de facilités à s'exprimer par écrit, tandis que d'autres ont plus de facilités à s'exprimer à l'oral.
  • Antoine Christen : A part ça, une idée en passant: un critère qui pourrait être utile pour situer un peu mieux les "lurkers": dans quelle proportion recoivent-ils les emails un à un (en direct) ou sous la forme d'un résumé quotidien, voire hebdomadaire. Dans le premier cas ils se donnent une meilleure chance de pouvoir sortir de leur condition de "clandestin" en réagissant... dans le second cette condition semble plutôt être un choix de leur part.
    • Jean-Michel Cornu : Très intéressant. En fait on voit qu'il y a une rétroaction suivant l'implication. Il faudrait surement distinguer trois niveaux :
      • Actif impliqué
      • observateur impliqué (à suivre les débats)
      • observateur peu impliqué

[5]Pourcentage de passagers clandestins

  • Antoine Christen : J'ai lu avec intérêt l'article et j'ai quelques remarques concernant le passage suivant, j'espère qu'elles ne seront pas mal prises :-) : "On observe que le pourcentage de personnes actives dans un groupe donné reste à peu près constant. Rien ne sert donc de supprimer les passagers clandestins du groupe, la balance se rééquilibrerait avec certains des membres actifs qui deviendraient alors de nouveauxpassagers clandestins….".
    Je me demande de quelles observations il s'agit et ça m'intéresserait d'avoir des références.
    • Jean-Michel Cornu : Comme indiqué il s'agit pour l'instant d'observations ponctuelles sur une dizaine de groupes que j'ai organisé (Vidéon, Internet Fiesta...)
      Il s'agit plutôt dans ce cas de groupe physiques (qui éventuellement utilisent l'email) que de listes de discussion (il faudrait sans doute le préciser dans le texte)
  • Antoine Christen : Car cette thèse pose à mon avis problème: D'abord, mais c'est un détail, je ne vois pas l'intérêt qu'un groupe pourrait avoir de "supprimer" (le terme est fort !) les clandestins (surtout dans un projet open source qui se veut ouvert par nature mais j'imagine que l'article ne s'en tient pas à ce seul domaine).
    • Jean-Michel Cornu : Cela arrive dans les groupes physiques lorsque le coordinateur recrée par exemple un sous groupe pour ne se concentrer que sur ceux qui sont actifs et qu'il n'y a plus la perception du reste du groupe des observateurs (heu là çà fait parti des erreurs que j'ai déjà faites ;-).
  • Antoine Christen :Ensuite, il me semble qu'il faudrait préciser dans quelles conditions "le pourcentage de personnes actives [..] reste à peu près constant". En effet, il est à mon avis manifestement possible d'agir sur ce pourcentage dans un sens ou dans l'autre, ce que l'auteur admet d'ailleurs implicitement plus loin en disant: "Pour maximiser le pourcentage d'actifs dans un groupe, il faut donc mettre un environnement favorable à l'implication".
    • Jean-Michel Cornu : Oui là la formulation est maladroite. Il faudrait reformuler en indiquant que :
      • Le pourcentage ne change pas en ajoutant ou supprimant artificiellement des personnes actives ou observatrices
      • Il peut changer au contraire comme indiqué plus loin par des actions d'implication.
  • Antoine Christen : Lors d'une étude des listes de distribution du logiciel open source "Zope", j'ai d'ailleurs constaté que ce % de personnes actives pouvaient fortement varier d'une liste à l'autre (de 6 à 40% d'actifs sur une période d'un mois) en fonction du but déclaré de la liste (questions et suggestions générales autour de Zope ou au contraire discussions techniques précises et coordination entre les développeurs).
    • Jean-Michel Cornu : Peut être devrait-on mettre 40 % plutôt que 20 % pour qualifier un groupe très impliqué ?
  • Jean-Yves Baxter : Je ne suis pas d'accord avec Mr Cornu car son raisonnement est trop réducteur. Je suis généalogiste et très actif sur le net depuis 1999. J'ai modéré des groupes de l'AFG (Association Française de Généalogie) pendant plusieurs années et je peux vous assurer que le nombre de "passagers clandestins", comme vous les appelez, est beaucoup moins important dans la communauté généalogiste que vous ne le dites de manière générale. Il s'agit bien sûr d'un cas particulier car les généalogistes ont un fort besoin d'échange. Ne généralisez pas car cela peut fausser une partie de votre réflexion.
    • Jean-Michel Cornu : Oui, les discussions que nous avons eu récemment dans le groupe vont dans ce sens. On peut donner des exemples mais il est délicat de généraliser car cela dépend de pas mal de facteurs.
      Ce qui est important est que modifier le nombre de participants ou de passagers clandestins sans rien modifier dans la facilitation de l'implication du groupe ne changera pas le pourcentage de personnes actives.
      La prochaine version de ce texte va prendre en compte votre remarques ainsi que plusieurs autres pour se rapprocher d'une version pous définitive de ce texte.
      Au passage quels sont les pourcentages que vous avez dans votre cas ?
      Et merci de votre participation ;-)
      • Jean-Yves Baxter : Merci d'avoir lu mes messages. Attention : je ne parle ici que de mon expérience de modération de groupes de généalogie. En fait, c'est encore un peu plus compliqué que je ne le disais car ça dépend aussi des régions. Le Nord-Pas-de-Calais et la Bretagne sont les plus actifs = les inscrits participent beaucoup plus qu'ailleurs.
        Quant à valoriser cette participation, c'est un peu difficile car 1) je ne l'ai jamais mesurée 2) ça dépend ce qu'on appelle participation (régulière, occasionnelle, unique ?).
        Pour faire une moyenne, je vais parler de participation occasionnelle : il est certain qu'elle dépasse les 20% quelle que soit la région, et elle doit approcher les 40% en NPDC et Bretagne.

[6]Supprimer les personnes d'un groupe est suicidaire

  • Jean-Yves Baxter : supprimer des personnes d'un groupe au prétexte qu'elles ne participent pas est suicidaire pour le groupe. Je me souviens l'avoir fait aux débuts et la riposte ne s'est pas fait attendre : la personne se réinscrit avec une autre adresse email (ou pire, plusieurs) et pourrit complètement le groupe en envoyant des spams. En plus, les autres se disent que le modérateur est un censeur. Conclusion : je déconseille très fortement ce genre de pratique.
    • Jean-Michel Cornu : Dans ma tête le texte était clair sur le fait que c'est une très mauvaise pratique, mais je vais modifier le texte pour rendre cela plus évident.

[7]Références et exemples ajoutés

  • Fabien Lair : J'ai ajouté sur le wiki quelques liens que j'avais réunis en vue d'un document de réflexion sur le sujet qui tarde trop ... Ils devraient pouvoir venir compléter ceux cités par Emilie Marquois-Ogez. Ne sachant trop où les mettre, j'ai *patchworké* cela en fin de page espérant ne pas avoir rompu la belle harmonie verte ;-)
    • Emilie Marquois-Ogez : merci pour les références. Certaines d'entre elles me semblent très intéressantes.
  • Jean-Michel Cornu : Emilie auriez vous quelques infos pour compléter l'exemple ergo-ihm
    • Emilie Marquois-Ogez : Des infos sur mon exemple de ergo-ihm ou bien d'autres exemples comme celui de ergo-ihm ?
      • Jean-Michel Cornu : L'idée était de compléter avec des infos sur la liste ergo-ihm. mais il srait intéressant également d'avoir d'autres exemples (y compris pour les autres notions abordées dans le document)


[8] Commentaires additionnels de

  1. dans la liste des mots-clés, je rajouterai "silencieux"
    1. Ok
  2. ça serait bien de mieux distinguer les différentes sections de la synthèse
    1. J'ai mis des titres de niveau 2 pour mieux marquer les paragraphes
  3. l'utilisation du terme "lurker" est-il vraiment dédié aux forums de discussions ?
    1. Euh... oui, ma connaisance ?
  4. concernant le paragraphe sur le lien entre sentiment d'appartenance et participation, je ne suis pas totalement d'accord; des enquêtes comme celle de Peerce et Nonnecke ont montré que ceux qui participaient le plus avaient le sentiment d'appartenir à un groupe
    1. remplacé : "Il semble même étrangement que le sentiment d’appartenance à un groupe dépend moins de sa propre participation que du sentiment que "quelque chose s’y passe".
    2. par : "Il semble même étrangement que le sentiment d’appartenance à un groupe dépend non seulement de sa propre participation mais aussi pour une part du sentiment que "quelque chose s’y passe".
  5. à la place de "Il faut donc mettre un environnement favorable à l'implication", je mettrai plutôt : "Il faut donc proposer un environnement qui favorise l'implication".
    1. Ok
  6. dans la liste des motivations de la personne, je rajouterai : Intérêt pour les sujets abordés, Rendre à la communauté ce que l'on a reçu et Avoir les connaissances et les compétences pour répondre
    1. Ok
  7. dans la liste des freins, j'ajouterai : Difficultés rencontrés avec certains membres du groupe, Longueur des messages
    1. Ok
  8. dans le second paragraphe de la section "A quoi servent les observateurs ?", mettre "eux-mêmes" plutôt que "eux même"
    1. Ok
  9. dans le paragraphe qui suit "Le seuil d'implication du groupe", remplacer "put" par "peut"
    1. Ok
  10. dans l'avant-dernier paragraphe de la synthèse, à la place de "définit", mettre "défini".
    1. Ok