Un groupe de travail de la Fondation Internet Nouvelle Génération

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Ce groupe a terminé ses travaux - Il s'agit d'un site d'archive

retrouvez les synthèses des différents aspects qui favorisent l'Intelligence Collective

et le questionnaire "comprendre par vous même ce qui se passe dans un groupe"

Les règles du jeu de la liste de discussion

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Synthèse par &

L'objectif de cette liste est de croiser nos expériences pour stimuler des idées nouvelles. Merci de respecter trois règles simples :
  1. Des messages qui tiennent dans la taille d'un écran
  2. Ajouter plutôt que de réfuter
  3. Construisons ensemble notre groupe !

Des messages qui tiennent dans la taille d'un écran
L'attention que chacun peut apporter au groupe en plus de ses propres activités est faible. Pour permettre à tous de s'impliquer, faites des messages courts et factuels (avec éventuellement un lien vers une version plus longue sur le Wiki)

Ajouter plutôt que de réfuter
On ne sait pas a priori ce qui pourra sortir d'intéressant du groupe. Plutôt que de refuser une approche particulière proposée par un membre du groupe, proposez au contraire d'autres idées ou des commentaires sur les propositions que vous pensez pouvoir enrichir. Ce n'est que dans un deuxième temps que nous verrons si nous convergeons sur une vision commune de certains concepts (vive l'abondance d'idées :-).

Construisons ensemble notre groupe !
Chacun peut apporter des suggestions de fonctionnement et des synthèses de discussions (même partielles ou subjectives) pour aider à "rafiner nos intelligences multiples" et faire en sorte de faciliter l'émergence de notre intelligence collective.
 

Le fil de discussion :

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il y a notamment quatre types de façons de concevoir comment peut émerger l'intelligence collective d'un groupe sur une question du type de celle là (qu'est ce que l'intelligence collective?)
  • La "mise en système" des opinions dont le sens est alors la croyance systémique (de type naturaliste, sorte de main invisible de l'intelligence)
  • La construction rationnelle, hiérarchisée de matériaux sélectionnés pour leur cohérence (classique)
  • L'"influence" d'une sorte de génie invisible ou incarné ralliant instinctivement les esprits (mimétisme)
  • Le discernement des différents Sens de la problématique (discernement épistémologique), le choix ainsi éclairé d'une position épistémologique, l'établissement d'un protocole ou d'une méthode qui fait ensuite appel aux différentes ressources collectives.
C'est la quatrième que je propose. La première (qui semble proposée ici), malgré son apparente neutralité n'est pas neutre.


 :

>>il y a notamment quatre types de façons de concevoir comment peut émerger l'intelligence collective d'un groupe sur une question du type de celle là (qu'est ce que l'intelligence collective?)
  • La "mise en système" des opinions dont le sens est alors la croyance systémique (de type naturaliste, sorte de main invisible de l'intelligence) <<

Il ne s'agit pas de croyance, mais d'un outil d'analyse et de conception. Dans d'autres domaines, il n'y a pas besoin de "croyance perspectiviste" pour se représenter le paysage et le dessiner en perspective. On peut aussi ne pas confondre systémique réaliste (Les systèmes sont des réalités objectivement et empiriquement repérables.) et idéaliste (La notion de système est un outil pour se représenter la réalité et réfléchir sur elle à l'occasion d'un projet d'intervention). voir: http://www.mcxapc.org/docs/ateliers/landry.pdf

>> - Le discernement des différents Sens de la problématique (discernement épistémologique), le choix ainsi éclairé d'une position épistémologique, l'établissement d'un protocole ou d'une méthode qui fait ensuite appel aux différentes ressources collectives. C'est la quatrième que je propose. La première (qui semble proposée ici), malgré son apparente neutralité n'est pas neutre. <<

La quatrième certainement pas non plus, et tout cela n'est pas incompatible.



 :

>>> - La "mise en système" des opinions dont le sens est alors la croyance systémique (de type naturaliste, sorte de main invisible de l'intelligence) <<<
>>Il ne s'agit pas de croyance, mais d'un outil d'analyse et de conception. Dans d'autres domaines, il n'y a pas besoin de "croyance perspectiviste" pour se représenter le paysage et le dessiner en perspective. On peut aussi ne pas confondre systémique réaliste (Les systèmes sont des réalités objectivement et empiriquement repérables.) et idéaliste (La notion de système est un outil pour se représenter la réalité et réfléchir sur elle à l'occasion d'un projet d'intervention). <<
Certes en ce qui concerne la description d'un paysage ou d'un projet. Le terme croyance vient pour ce qui viserait à "expliquer" l'émergence d'une intelligence collective.

>>> - Le discernement des différents Sens de la problématique (discernement épistémologique), le choix ainsi éclairé d'une position épistémologique, l'établissement d'un protocole ou d'une méthode qui fait ensuite appel aux différentes ressources collectives. C'est la quatrième que je propose. La première (qui semble proposée ici), malgré son apparente neutralité n'est pas neutre. <<<
>>La quatrième certainement pas non plus, et tout cela n'est pas incompatible.<<

La quatrième n'est pas neutre et même suggère qu'il faut sortir de la neutralité en faisant un choix. Elle n'a donc pas de prétention de neutralité.

Quand au terme d'incompatible, Peut-on dire que des théories fondées sur des paradigmes différents sont compatibles? oui dans l'exposition discursive. Non dans leur conceptions ou applications. S'il est tout à fait intéressant d'inventorier différentes approches ou conceptions, cette compilation ne permet pas par elle même de
construire une intelligence collective si celle-ci est engagée dans une recherche de connaissance, une décision ou une action. Comment conduire un projet si le Sens de l'action n'est pas partagé renonçant à tout autre Sens pour cette action. S'il y a des moments d'errance justifiés pour trouver le Sens voulu, la co-errance est indispensable à l'intégration de projet (de connaissance ou d'action), à l'émergence ou l'exercice de l'intelligence collective. Je crois qu'il s'agit là d'une question majeure. Pourquoi l'expérience de l'intelligence collective des groupes ou organisations humaines existant par millions ne semble pas pouvoir servir de base à une réflexion sur l'intelligence collective actualisée? Où est le problème? Comment peut-on saisir les dépassements ou les nouvelles perspectives si on ne les rapporte pas à ce qui existe déjà? A moins de vouloir construire un nouvel artefact qui se substitue à l'expérience ancienne, à promouvoir un nouveau paradigme sans le dire. En tout cas dans le réel de tous les jours l'intelligence collective continue à se développer et même à émerger à de nouveaux horizons dans certains cas.(ex :empowerment de territoires, émergence des communautés de Sens, des situations virtuelles...)



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>> Certes en ce qui concerne la description d'un paysage ou d'un projet. Le terme croyance vient pour ce qui viserait à "expliquer" l'émergence d'une intelligence collective. <<
"On a toujours cherché des explications, quand c'était des représentations qu'on pouvait seulement essayer d'inventer " (P.Valéry, Cahier 1 p837) http://www.mcxapc.org/docs/reperes/edi37.pdf



 :

Merci pour les références que vous indiquez, toujours très riches et
pertinentes.
Je retiens de la dernière cette expression que fait sienne l'auteur
"travailler à bien penser" reprise de Pascal évoquant à ce propos une
"ascèse". Je retiens aussi qu'il s'agit de se donner des
représentations utiles pour nos projets.
Alors il faudrait partir de ces projets, des situations où
l'intelligence collective a de l'importance dans la vie de la cité.
Chercher ensuite des représentations des phénomènes en question et des
facteurs ou conditions d'émergence ou de développement de l'IC, et
enfin rechercher des dispositions favorables au développement de l'IC
dans ces conditions, au service des projets en questions.``
Avec L'Humanisme Méthodologique je propose une anthropologie pour
appréhender les phénomènes (humains) en jeu dans les projets, mais
aussi pour appréhender les processus de re-présentation (avec un tiret)
dont j'ai montré qu'ils participaient au phénomène d'intelligence
humaine que nous voulons mobiliser à propos de l'intelligence
collective. Il s'en déduit des méthodes tant pour la connaissance des
phénomènes que pour l'action. (Voir par exemple la concertation
démocratique)
En tant que praticien des situations et des projets je suis sans cesse
aux prises avec ces questions et je m'étonne que ces situations et
projets (d'entreprises, de territoires à toutes les échelles, de
groupes et d'enjeux divers où l'Intelligence collective est en jeu et
où il se produit aujourd'hui des évolutions intéressantes n'aient pas
plus de place là où on veut s'intéresser à l'intelligence collective.
Comme le disaient à propos du développement local des bretons chez qui
je faisais une conférence samedi on fait peut-être ici de
l'intelligence collective "hors sol".



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>> il y a notamment quatre types de façons de concevoir comment peut émerger l'intelligence collective d'un groupe sur une question du type de celle là (qu'est ce que l'intelligence collective?)
  • Le discernement des différents Sens de la problématique (discernement épistémologique), le choix ainsi éclairé d'une position épistémologique, l'établissement d'un protocole ou d'une méthode qui fait ensuite appel aux différentes ressources collectives. C'est la quatrième que je propose. La première (qui semble proposée ici), malgré son apparente neutralité n'est pas neutre. <<

Oui, je suis assez d'accord avec toi sur le fait que la mise en système n'est pas neutre, mais je pense comme Yann que les autres approches ne sont pas neutres non plus ;-). Je pense que le dicernement que tu proposes peut se faire plutôt à l'étape d'après : les synthèses (à condition que tout le monde puisse faire des synthèses qui de toute façon ne sont pas pas neutres non plus,

C'est pour cela que j'ai proposé de distinguer des étapes différentes :
  • des contributions "constructives" par email proposant non pas des critiques mais des suggestions supplémentaires
  • des synthèses sur le Wiki qui peuvent classer la diversité des contributions pour faire ressortir les différents sens (et éventuellement les divergences). Cela ne me choquerait pas qu'il y ait plusieurs synthèses sur un même point, venant de personnes différentes... au contraire.

Cela me semble une approche constructive qui fonctionne par "couche" de raffinage, et devrait nous permettre de multiplier les approches tout en permettant dans un deuxième temps de mieux comprendre les différentes approches de chacun.



 :

Désolé pour mes réponses tardive, je suis "isolé dans le Morvan pour travailler à un prochain livre...

>> En tant que praticien des situations et des projets je suis sans cesse
aux prises avec ces questions et je m'étonne que ces situations et
projets (d'entreprises, de territoires à toutes les échelles, de
groupes et d'enjeux divers où l'Intelligence collective est en jeu et
où il se produit aujourd'hui des évolutions intéressantes n'aient pas
plus de place là où on veut s'intéresser à l'intelligence collective.
Comme le disaient à propos du développement local des bretons chez qui
je faisais une conférence samedi on fait peut-être ici de
l'intelligence collective "hors sol". <<

Je crains en effet que nos échanges nombreux de la part de ceux qui, en plus de leurs expériences pratiques, développent leurs propres hypothèses et approches, inhibent ceux qui sont principalement sur le terrain et utilisent les théories des autres...

C'est pour cela que nos séminaire dont la première session est le 9 décembre sont importants. Nous aurons à chaque fois une présentation d'un praticien. Pour la première séance c'est Jean-Christophe Mielnik, président du consortium e-cots et membre de cette liste qui présentera ses approches depuis le point de vue industriel.



 :

>>> C'est la quatrième que je propose. La première (qui semble proposée ici), malgré son apparente neutralité n'est pas neutre. <<<

>> Oui, je suis assez d'accord avec toi sur le fait que la mise en système n'est pas neutre, mais je pense comme Yann que les autres approches ne sont pas neutres non plus ;-). <<

Evidemment puisque c'est un choix épistémologique à chaque fois. Mais au moins la question peut être posée avant d'être tranchée.

>> Je pense que le dicernement que tu proposes peut se faire plutôt à l'étape d'après : les synthèses (à condition que tout le monde puisse faire des synthèses qui de toute façon ne sont pas pas neutres non plus <<

Ne serait-il pas utile de sérier les questions en fonction de différents types d'intérêts?

  • Conception(s) de l'intelligence collective
  • Domaines de mises en jeu de l'intelligence collective (terrains)
  • Outils et méthodes (observation ou conception)

J'avoue que ne voyant plus très bien quel est le but poursuivi ici la question de la méthode me semble difficilement appréciable.

Peut être serait-il bon de recentrer de temps en temps (objet principal, finalité, buts poursuivis) et de questionner éventuellement les participants sur tel ou tel point. Y aurait-il selon vous génération spontanée d'intelligence collective dans un réseau ou un groupe connecté à un même outil ?